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ÉDITORIAL : APRÈS LE CHAOS DE RABAT, LA CAF DOIT RÉFORMER SON ARBITRAGE OU PÉRIR

Par la Rédaction, Analyste Football.

La finale de la CAN 2026 au Stade Prince Moulay Abdellah restera comme un paradoxe : un sommet de football sur le terrain, mais un désastre de gouvernance pour la Confédération Africaine de Football (CAF). Les 20 minutes d’interruption et le sentiment d’injustice côté sénégalais ont exposé des failles que l’instance dirigée par Patrice Motsepe ne peut plus ignorer.

Voici les trois chantiers urgents pour sauver la crédibilité du football africain.

1. L’ARBITRAGE ÉTRANGER POUR LES FINALES : UNE NÉCESSITÉ ?

L’un des plus gros problèmes de la finale a été la pression insoutenable pesant sur les épaules du corps arbitral africain face au pays hôte. Pour éviter tout soupçon de “favoritisme régional” ou de pression politique, la CAF doit sérieusement envisager :

  • L’invitation d’arbitres neutres (UEFA ou CONMEBOL) pour les finales, comme cela se fait parfois dans d’autres confédérations.
  • La professionnalisation totale : Créer un corps d’arbitres d’élite, payés à l’année par la CAF, pour garantir leur indépendance financière et morale.

2. LA RÉFORME DU PROTOCOLE VAR : PLUS DE TRANSPARENCE

Le “Deux poids, deux mesures” (but refusé au Sénégal sans VAR, penalty accordé au Maroc avec VAR) a été le détonateur du chaos. La CAF doit adopter les standards les plus modernes :

  • Explication en direct : Comme en NFL ou lors de certains tournois FIFA, l’arbitre doit expliquer sa décision au micro pour le public et les téléspectateurs.
  • Accès public aux échanges : Diffuser les échanges entre l’arbitre central et le car VAR pour dissiper tout soupçon de manipulation.

3. LE POUVOIR DE SANCTION FACE AU RETRAIT

Le fait que Sadio Mané ait dû convaincre ses joueurs de rester montre que l’arbitre et les délégués de la CAF avaient perdu tout contrôle.

  • La CAF doit durcir son règlement : tout début de retrait du terrain devrait entraîner des sanctions automatiques lourdes (suspensions de plusieurs matchs), mais en contrepartie, une commission d’appel d’urgence doit pouvoir être saisie dès la fin du match pour analyser les erreurs d’arbitrage flagrantes.

TABLEAU : LES CHIFFRES QUI FONT PEUR À LA CAF

IncidentImpact sur l’imageUrgence de réforme
Arrêt de jeu (20 min)Mondiale (Bad buzz)⭐⭐⭐⭐⭐
Contestation VARPerte de confiance des joueurs⭐⭐⭐⭐
Inégalité de traitementAccusations de corruption⭐⭐⭐⭐⭐

LE MOT DE LA FIN

La CAF est aujourd’hui dans l’embarras. Elle ne peut pas sanctionner le Sénégal trop lourdement car cela confirmerait le sentiment d’injustice, mais elle ne peut pas rester silencieuse. Si Patrice Motsepe ne prend pas de décisions radicales avant les prochaines éliminatoires, la CAN risque de perdre ses plus grandes stars, lasses de voir leur talent gaspillé par des polémiques évitables.

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