L’Algérie a livré une prestation de haute volée ce jeudi soir en s’imposant devant Guinée équatoriale (1-3) au Stade Moulay-El Hassan. Dans un match où Vladimir Petkovic a instauré une dynamique de jeu résolument offensive, les Fennecs ont brillé par leur efficacité. Voici le baromètre complet d’une rencontre riche en enseignements tactiques.
L’Homme du Match : Anis Hadj Moussa (8,5/10)
Dans l’écrin des stades marocains, Anis Hadj Moussa a confirmé qu’il était l’une des attractions majeures de cette CAN. Sur son aile droite, il a été un poison permanent. Il est l’origine de l’ouverture du score avec un corner précis pour Belaïd (19e) avant de délivrer une seconde passe décisive pour Maza (32e). Son sens du dribble et sa vision de jeu ont totalement désorganisé le bloc adverse. Malgré un carton jaune en fin de match, sa capacité à créer des décalages en fait l’atout numéro un de l’attaque algérienne.
La Défense : Solidité et coaching gagnant
Anthony Mandréa (7/10) : S’il ne peut rien sur la réduction du score d’Emilio Nsue (50′), le portier algérien a été décisif au cœur de la seconde période. Ses deux arrêts réflexes (52′ et 57′) ont été fondamentaux pour stopper l’élan du Nzalang Nacional. Un match de patron dans les airs.
Zineddine Belaïd (8/10) : Un match plein. En plus d’ouvrir le score d’une tête puissante (19′), il a dégagé une sérénité impressionnante. Toujours bien placé, il a coupé les trajectoires et a su gérer la profondeur face à la vitesse adverse.
Mohamed Amine Tougaï (6,5/10) : Appliqué et rigoureux dans son placement, il a formé une charnière complémentaire avec Belaïd. Remplacé à la 60e minute par Aïssa Mandi, dont l’entrée a apporté l’expérience nécessaire pour stabiliser le bloc lors des moments de flottement.
Rayan Aït-Nouri (7/10) – Titulaire : Aligné d’entrée, le latéral de Wolverhampton a montré pourquoi il est indispensable. Sa qualité de relance et ses sorties de balle sous pression ont permis à l’Algérie de dominer le premier acte. Remplacé à la mi-temps par Mehdi Dorval (voir remplaçants), sans doute pour être préservé suite à la grosse intensité du match.
Rafik Belghali (6,5/10) : Également entré à la pause pour suppléer Youcef Atal, il a rempli son rôle avec sérieux. Discipliné défensivement, il a parfaitement verrouillé son couloir droit.
Le Milieu : Équilibre et maturité
Ibrahim Maza (8,5/10) : Plus qu’une surprise, Maza est désormais une certitude. Confirmant son nouveau statut dans le onze de départ, le talent du Hertha Berlin a été d’une efficacité redoutable. Passeur décisif pour Chaïbi (25′), il devient buteur à la 32e minute. Sa science du placement et son calme olympien sous la pression sont remarquables. Remplacé à la 61e minute par Adem Zorgane, venu densifier le milieu de terrain.
Ramiz Zerrouki (7,5/10) : Le régulateur. Indispensable devant la défense, il a été le premier relanceur de l’équipe. Son travail de l’ombre dans la récupération a permis aux joueurs créatifs de s’exprimer avec liberté.
Himad Abdelli (6,5/10) : Un match de devoir. Travailleur infatigable, il a beaucoup couru pour compenser les montées de ses coéquipiers et assurer l’équilibre tactique.
L’Attaque : Percussion et sens du but
Farès Chaïbi (8/10) : Très actif sur le front de l’attaque, il a doublé la mise à la 25e minute. Son entente avec Maza et Hadj Moussa a été fluide. Malchanceux à la 63e minute avec une frappe sur le poteau, il a cédé sa place à Ilan Kebbal (79′), venu apporter du sang neuf en fin de partie.
Monsef Bakrar (6/10) : Esseulé en pointe, il a beaucoup pesé sur la défense par ses appels. S’il n’a pas réussi à trouver le chemin des filets, son travail de fixation a été précieux pour libérer les espaces pour les milieux offensifs.
Youcef Atal (6/10) : Entré à la pause. Son entrée a dynamisé le couloir droit. S’il a apporté du danger par ses centres, il a dû rester vigilant sur les contres adverses.
Ilan Kebbal (Non noté) : Entré à la 79e minute à la place de Farès Chaïbi, Ilan Kebbal n’a pas disposé de suffisamment de temps de jeu pour être évalué sur la durée. Toutefois, son entrée a été précieuse dans la gestion de la fin de rencontre. Dans un moment où l’Algérie cherchait à calmer le jeu et à confisquer le ballon, sa qualité technique et sa protection de balle ont permis aux Fennecs de rester haut sur le terrain. Il a rempli sa mission de “dynamiseur de fin de match”, permettant au bloc algérien de respirer jusqu’au coup de sifflet final.
Le Bilan de Vladimir Petkovic (8,5/10)
Le sélectionneur national a parfaitement préparé son sujet. En renouvelant sa confiance à Maza et en titularisant Hadj Moussa, il a injecté une créativité qui a totalement déséquilibré la Guinée équatoriale en première période. Ses ajustements à la mi-temps (Belghali et Aït-Nouri) ont corrigé les déséquilibres défensifs observés. Petkovic semble avoir trouvé la formule pour allier jeunesse, spectacle et réalisme à l’extérieur.
Analyse Tactique : La maîtrise territoriale au Maroc
L’Algérie a affiché une maturité tactique intéressante dans sa gestion des zones :
- Zone de construction : Avec Aït-Nouri titulaire, l’Algérie a affiché une sortie de balle très propre (88% de passes réussies), évitant de subir le pressing haut adverse.
- Zone de transition : Le milieu Zerrouki-Maza a dominé l’axe, forçant le Nzalang Nacional à passer par les ailes.
- Potentiel offensif : L’efficacité a été maximale en première période, avec 3 buts en 13 minutes.
Bilan Collectif : Une Algérie en pleine mutation
Cette victoire 1-3 est le signe d’une équipe qui gagne en maturité. La première mi-temps a été une démonstration d’efficacité, avec trois buts inscrits en l’espace de 13 minutes (de la 19e à la 32e).
Si la reprise de la seconde période a été marquée par la réduction du score d’Emilio Nsue (50′), les Fennecs ont su garder leurs nerfs. La solidité affichée en fin de match, couplée à une gestion intelligente des temps forts adverses, prouve que l’Algérie a franchi un cap mental important. La concurrence dans l’effectif, avec des entrées de qualité comme celles de Mandi ou Aït-Nouri, est un atout majeur pour la suite de la compétition.
Statistiques marquantes :
- Anis Hadj Moussa : 2 passes décisives, élu Homme du Match.
- Ibrahim Maza : 1 but, 1 passe décisive (remplacé par Zorgane à la 61e).
- Efficacité : 3 buts sur 6 tirs cadrés.
L’Algérie boucle ce premier tour de la CAN 2025 sur une note magistrale, confirmant que cette phase de poules a servi de véritable acte de naissance pour un nouveau collectif. Les notes de ce troisième match témoignent d’une hiérarchie qui bascule : la « nouvelle garde » n’est plus là pour apprendre, elle a officiellement pris les rênes. Si la défense doit encore peaufiner quelques détails de concentration pour éviter les frayeurs inutiles en phase finale, le potentiel offensif affiché par un Anis Hadj Moussa étincelant et un Ibrahim Maza de plus en plus influent est tout simplement effrayant pour la concurrence. Les Fennecs abordent désormais les matchs à élimination directe sous les meilleurs auspices, portés par une force de frappe qui semble n’avoir aucune limite.
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