Par la Rédaction Sportive | Rabat, le 26 décembre 2025
Le Stade de Rabat a été le théâtre d’un affrontement épique ce soir pour le compte du Groupe A de la CAN 2025. Dans un match marqué par l’intensité, la VAR et un temps additionnel interminable, le Maroc et le Mali se sont quittés sur un score de parité (1-1). Un résultat qui laisse un goût d’inachevé pour les Lions de l’Atlas, mais qui souligne la résilience incroyable des Aigles du Mali.
Un premier acte sous tension débloqué par Brahim Diaz
Dès le coup d’envoi, le ton était donné. Le Maroc, porté par un public bouillant, a immédiatement tenté de mettre le pied sur le ballon (60% de possession). Pourtant, malgré les percées de Brahim Diaz, les hommes de Walid Regragui ont manqué de justesse technique dans le dernier geste. Le Mali, bien organisé autour de son capitaine Bissouma, a procédé par contres rapides, mettant parfois en difficulté la défense marocaine.
Le tournant de la première période survient à la 45ème minute. Sur un dribble chaloupé de Diaz, Gassama touche le ballon de la main. Après consultation de la VAR, l’arbitre désigne le point de penalty. Brahim Diaz se présente face à Diarra, ferme son pied et croise sa frappe pour ouvrir le score (1-0, 45+5’). Rabat explose, le Maroc pense avoir fait le plus dur juste avant la pause.
Le Mali revient au forceps grâce à la VAR
Au retour des vestiaires, le scénario change. Le Mali, dos au mur, monte d’un cran. À la 58ème minute, la controverse éclate : Sinayoko s’écroule dans la surface après un contact avec El-Yamiq. L’arbitre laisse d’abord jouer, provoquant la colère des Maliens, avant d’être rappelé par la vidéo. Le penalty est logiquement accordé. Lassine Sinayoko prend ses responsabilités et, malgré un Bono parti du bon côté, égalise pour les Aigles (1-1, 64’).
Ce but a totalement relancé la rencontre, rendant le jeu beaucoup plus haché. Les cartons jaunes se sont multipliés, témoignant de la nervosité des deux sélections. Walid Regragui a tenté de redynamiser son attaque avec les entrées d’En-Nesyri, Ezzalzouli et Rahimi, mais la défense malienne, héroïque, a tenu bon.
10 minutes de folie : Diarra sauve le Mali du chaos
Le quatrième arbitre annonce alors un temps additionnel “XXL” : 10 minutes. C’est dans cette prolongation que le match a basculé dans l’irrationnel. Le Maroc a poussé de toutes ses forces, mais de manière trop désordonnée. À la 90+9’, un coup-franc de Ben Seghir transperce le mur mais finit dans les gants de Diarra.
Mais le plus grand frisson intervient à la 90+10’. Sur un ultime centre désespéré des Lions de l’Atlas, le défenseur malien Coulibaly tente de dégager de la tête mais le ballon prend la direction de ses propres filets. Alors que tout le stade voyait le CSC, le gardien Djigui Diarra réalise une parade réflexe monumentale sur sa ligne pour préserver le point du nul. Le Mali passe proche de la catastrophe, mais s’en sort miraculeusement.
Analyse : Un Maroc en manque d’inspiration offensive
Si le Maroc reste en tête de son groupe, cette performance soulève des questions. Offensivement, les Lions de l’Atlas ont été moins dangereux que ce qui était attendu de la part d’un favori à domicile. Le manque de réalisme d’El-Kaabi et les imprécisions techniques ont empêché le break.
Côté malien, ce nul est une victoire morale. Malgré les sorties de Bissouma et Sinayoko, le groupe a montré une solidarité sans faille. Le Mali prouve ce soir qu’il a le mental pour bousculer les plus grands d’Afrique.
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