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ALGÉRIE-NIGERIA : LES NOTES D’UN NAUFRAGE FACE AU DUO OSIMHEN-ADAMS

Samedi 10 janvier 2026 – Grand Stade de Marrakech.

L’Algérie quitte la CAN 2025 par la petite porte. Si certains ont lutté jusqu’au bout, la faillite tactique et individuelle a été flagrante. Voici le barème complet des Fennecs après la défaite (0-2).

LE GARDIEN

  • Luca Zidane (5/10) : Difficile de le pointer du doigt sur les deux buts où il est abandonné par sa défense. Il réalise deux arrêts propres en première période, mais n’a pas pu sortir l’arrêt miracle pour maintenir l’Algérie en vie.

LA DÉFENSE

  • Aïssa Mandi (5/10) : Le capitaine de la défense a tenté de colmater les brèches. Solide dans les duels aériens, il est cependant pris de vitesse, comme toute la charnière, sur l’accélération d’Osimhen à la 47′.
  • Ramy Bensebaïni (6/10) – LE MEILLEUR : Le plus combatif. Il a sauvé plusieurs situations chaudes et a failli marquer à la 84′. Un guerrier qui n’a jamais baissé les bras.
  • Rayan Aït-Nouri (4/10) : Un match nerveux. Souvent en retard sur Lookman, il écope d’un jaune logique (62′). Son apport offensif a été quasi nul face au bloc nigérian.
  • Rafik Belghali (4.5/10) : Pour sa première grande titularisation à ce niveau, il a souffert face à la puissance d’Onyemaechi. Une faute évitable en fin de match (90’+8).

LE MILIEU DE TERRAIN

  • Ramiz Zerrouki (4/10) : Sorti à la 60′. Très vite averti (15′), il a joué avec la peur. Trop de ballons perdus dans l’axe et un manque d’impact physique flagrant.
  • Hicham Boudaoui (4.5/10) : Sorti à la 75′. Il a beaucoup couru mais souvent dans le vide. Son jaune (75′) scelle sa sortie. Il n’a pas pesé sur la récupération.
  • Fares Chaïbi (4/10) : Positionné pour créer du jeu, il a été étouffé par Ndidi. Ses coups de pied arrêtés n’ont pas été assez dangereux.
  • Himad Abdelli (Non noté) : Entré à la 81′. Trop peu de temps pour organiser un milieu déjà désintégré.
  • Ibrahim Maza (5/10) : Sorti à la 60′. Le talent est là, mais le physique n’y était pas. Trop tendre pour les duels imposés par les Super Eagles.

LES ATTAQUANTS & AILIERS

  • Riyad Mahrez (4/10) : Sorti à la 60′. L’ombre de lui-même. Le capitaine n’a jamais réussi à éliminer son vis-à-vis. Sa sortie précoce marque un tournant.
  • Mohamed Amoura (4/10) : Sorti à la 81′. Beaucoup de nervosité (jaune à la 28′). Ses appels n’ont jamais été servis correctement.
  • Anis Hadj Moussa (4/10) : Entré à la 60′. Censé être le sauveur, il a confondu vitesse et précipitation. Un jaune de frustration à la 68′.
  • Baghdad Bounedjah (5/10) : Entré à la 60′. Il a apporté du poids devant et a pesé sur la défense, mais a manqué de précision sur sa seule tentative (80′).
  • Ramiz Zerrouki (Remplacé par lui-même/Relance) : Note incluse ci-dessus.
  • Redouane Berkane (Non noté) : Entré à la 81′. Lancé dans le chaos de la fin de match, il n’a pas eu de bon ballon à exploiter.
  • Hicham Boudaoui (Remplacé par Abdelli à la 81′) : Note incluse ci-dessus.

UN RÉVEIL DOULOUREUX POUR LES FENNECS

Le coup de sifflet final au Grand Stade de Marrakech résonne comme un glas pour les ambitions algériennes. En tombant face à un Nigeria plus clinique et mieux préparé au défi athlétique de ce quart de finale, l’Algérie voit s’envoler ses rêves de sacre continental. Ce soir, la maîtrise technique apparente des Fennecs s’est brisée sur le réalisme froid des Super Eagles.

Au-delà de l’élimination, c’est l’impuissance face aux contres assassins de Victor Osimhen et Akor Adams qui marquera les esprits. L’Algérie quitte la compétition avec le sentiment amer d’un travail inachevé, là où le “Plan Secret” de Vladimir Petkovic devait normalement la porter vers les sommets. Pour les supporters algériens venus en nombre au Maroc, le retour sera difficile, marqué par le poids des regrets et l’évidence d’un fossé physique qu’il faudra impérativement combler pour les prochaines échéances mondiales.

L’heure est désormais au bilan. Si le talent individuel ne manque pas, la capacité à gérer la haute intensité d’un quart de finale de CAN reste le grand chantier de cette sélection. Le Nigeria, de son côté, s’avance vers le dernier carré avec l’étiquette de grand favori, laissant l’Algérie face à ses doutes et à la nécessité d’une profonde remise en question.

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