Algérie – Niger (2-1) : Les Verts de Brahim Hemdani renversent les Ménas et bouclent leur rassemblement invaincus

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La sélection nationale algérienne a parachevé sa trêve internationale d’octobre 2026 par un succès à l’arraché face au Niger (2-1), ce mardi soir sur la pelouse flambant neuve du Stade Hocine Aït Ahmed de Tizi Ouzou. Menés dès l’entame de match, les hommes de Brahim Hemdani ont su faire preuve de résilience pour renverser une entreprenante équipe nigérienne dirigée par un visage bien connu du football national, Nabil Neghiz.

Avec un bilan hautement positif de deux victoires (face à la Zambie 3-1 et le Niger 2-1) et un match nul (contre le Burundi 2-2), ce premier rassemblement sous l’ère Hemdani pose les jalons d’un nouveau cycle technique. Si tout n’a pas été parfait dans le jeu, notamment lors d’un premier acte laborieux, les Verts ont démontré qu’ils possédaient de la ressource, de la profondeur de banc et un vivier de jeunes talents prêts à bousculer la hiérarchie.

Le onze expérimental d’Hemdani et le piège tactique de Nabil Neghiz

Pour cette dernière explication amicale de la trêve, le sélectionneur national Brahim Hemdani avait opté pour une composition résolument audacieuse et expérimentale, laissant plusieurs cadres sur le banc au coup d’envoi. Dans un schéma hybride, Abdelatif Ramdane fêtait sa présence dans les buts, protégé par une charnière centrale composée d’Ahmed Touba et du capitaine Zineddine Belaïd, épaulés sur les flancs par Sohaib Naïr à droite et Jaouen Hadjam à gauche. Au milieu de terrain, le trio Himad Abdelli, Adil Aouchiche et le jeune phénomène Ibrahim Maza était chargé d’alimenter un trio d’attaque remuant formé d’Ilan Kais Kebbal, Mohamed Amoura et Monsef Bakrar.

Mais en face, le technicien algérien du Niger, Nabil Neghiz, avait préparé un plan anti-Fennecs particulièrement rigoureux. Organisé en bloc médian compact et agressif sur le porteur, le Niger n’a pas mis longtemps à doucher l’ambiance incandescente de Tizi Ouzou. Dès la 12e minute, profitant d’une perte de balle algérienne dans l’axe et d’un manque flagrant de communication au sein de l’arrière-garde des Verts, le milieu de terrain de Lecce, Konan Ignace N’Dri, s’est infiltré avant de tromper Ramdane d’une frappe chirurgicale. Un but qui a mis en lumière les approximations logiques d’une défense algérienne en manque d’automatismes.

La blessure d’Ibrahim Maza et l’entrée providentielle de Belloumi

Sonné par cette ouverture du score précoce, le Onze national a bafouillé son football durant de longues minutes. Face au bloc nigérien, les transmissions manquaient de vitesse et de verticalité. Pire encore, les attaquants algériens se heurtaient à un mur nommé Mahamadou Tandja. Le portier du Niger a réalisé pas moins de quatre arrêts décisifs au cours de la première période, écœurant successivement Bakrar et Amoura.

Le coup du sort est intervenu à la 40e minute. Le meneur de jeu Ibrahim Maza, qui s’était imposé comme la plaque tournante de l’équipe lors des deux précédents matchs, a été contraint de céder sa place sur blessure après avoir ressenti une vive douleur physique. Un coup dur pour le staff technique, qui a immédiatement lancé dans l’arène l’homme en forme du moment en Premier League : Mohamed Bachir Belloumi.

L’entrée de l’ailier de Hull City a immédiatement rééquilibré le secteur offensif algérien. Plus percutant, changeant régulièrement de zone, Belloumi a apporté cette étincelle de folie qui manquait cruellement aux Verts. À la pause, le Niger regagnait logiquement les vestiaires avec cet avantage d’un but, mais la physionomie de la rencontre venait de basculer.

Le chef-d’œuvre de Belloumi et le coaching révolutionnaire de la 61e minute

Au retour des vestiaires, l’Algérie est revenue avec des intentions bien plus agressives. Multipliant les vagues sur les ailes, les Fennecs ont acculé les visiteurs dans leurs trente derniers mètres. La délivrance est venue à la 53e minute, et elle porte la signature de l’inévitable Mohamed Bachir Belloumi.

Héritant d’un ballon à l’entrée de la surface à la suite d’un excellent travail de harcèlement, le natif de Mascara a décoché une frappe enroulée magistrale qui est venue se loger en pleine lucarne, nettoyant le montant des buts de Tandja. Un but d’une pureté technique rare qui a littéralement fait exploser les travées du stade Hocine Aït Ahmed et remis les deux sélections à égalité (1-1).

Conscient que son équipe tenait le bon bout mais manquait de fraîcheur pour enfoncer le clou, Brahim Hemdani a alors procédé à un véritable coup de poker tactique à la 61e minute en effectuant un quintuple changement simultané. Une décision rare en match international qui a complètement transfiguré le visage des Verts :

  • Ramy Bensebaini a remplacé Jaouen Hadjam pour stabiliser et apporter de l’expérience à la défense.
  • Le jeune espoir du Mans, Adil Bourabaa (21 ans), a honoré sa toute première sélection en remplaçant Adil Aouchiche.
  • Achref Abada, Adil Boulbina et le longiligne attaquant Amine Chiakha sont entrés pour apporter de l’impact physique et de la profondeur à la place de Naïr, Kebbal et Bakrar.

Bensebaini en patron, la frayeur Bourabaa et la victoire au forceps

Ce sang neuf a asphyxié le Niger. Les jeunes entrants, désireux de marquer des points auprès du nouveau sélectionneur, ont exercé un pressing tout terrain. À la 72e minute, à la suite d’une phase de possession prolongée initiée par Bourabaa, l’insaisissable Adil Boulbina s’est infiltré dans la surface de réparation avant d’être fauché illicitement par un défenseur nigérien par-derrière. L’arbitre de la rencontre n’a pas hésité une seconde et a désigné le point de penalty.

En l’absence des tireurs habituels, c’est le joueur de Borussia Dortmund, Ramy Bensebaini, qui a pris ses responsabilités. Avec un sang-froid remarquable et une sérénité déconcertante, le défenseur central a pris Tandja à contre-pied pour offrir l’avantage définitif à l’Algérie (2-1, 73e).

Les vingt dernières minutes ont donné lieu à une belle bataille tactique. Nabil Neghiz a jeté ses dernières forces dans la bataille en effectuant une triple rotation à la 90e minute (entrées de Diori, Adebayor et Goumey), mais le bloc algérien, solidement articulé autour de Bensebaini et Touba, est resté imperméable. La fin de match a néanmoins été marquée par une grosse frayeur pour le néo-international Adil Bourabaa. Victime d’un choc violent lors de l’action du penalty, le Manceau a serré les dents pour fini le match malgré une douleur visible, démontrant déjà un état d’esprit irréprochable pour sa première cape.

Les enseignements de l’era Hemdani : Un réservoir inépuisable et des certitudes à bâtir

Au coup de sifflet final, le public de Tizi Ouzou a longuement communié avec cette jeune équipe algérienne. Ce succès face au Niger vient clore un premier rassemblement extrêmement riche en enseignements pour Brahim Hemdani. En l’espace de trois matchs, le technicien a pu passer au crible la quasi-totalité de son contingent, associant des cadres confirmés à une relève aux dents longues.

Le grand gagnant de cette trêve internationale est sans conteste Mohamed Bachir Belloumi. Déjà buteur face au Burundi, son entrée décisive et son but d’anthologie ce mardi prouvent qu’il est désormais mûr pour revendiquer une place de titulaire indiscutable sur le flanc droit de l’attaque des Verts. La profondeur du banc, symbolisée par les entrées de Boulbina, Chiakha et le baptême du feu de Bourabaa, offre des solutions tactiques variées qui feront la force de l’Algérie lors des prochaines échéances officielles.

Il reste évidemment des chantiers importants, notamment la gestion des transitions défensives et la cohésion de l’arrière-garde lorsque l’équipe évolue haute sur le terrain. Mais terminer ce premier stage commando invaincu avec deux victoires au compteur permet de travailler dans la sérénité la plus totale. L’Algérie avance, se reconstruit, et cette trêve d’octobre 2026 aura assurément servi de rampe de lancement idéale pour les éliminatoires de la CAN 2027.

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