Le coup d’envoi de la 19e édition du Grand Prix cycliste international de la ville d’Alger a été officiellement donné ce lundi 5 octobre 2026 avec le déroulement d’une première étape nerveuse et hautement stratégique longue de 115,12 kilomètres. Les coureurs ont pris le départ depuis la commune de Rouiba, pour un tracé en boucle les menant jusqu’à Zemmouri, dans la wilaya de Boumerdès, avant un retour groupé vers Rouiba où est jugée l’arrivée. Cette entame de compétition permet d’ores et déjà de jauger l’état de forme des forces en présence sur un parcours reliant la banlieue algéroise au littoral de la wilaya limitrophe.
Inscrite au calendrier officiel de l’UCI Africa Tour (catégorie 2.2), cette compétition d’envergure se déroule du 3 au 9 octobre 2026. Placé sous le haut patronage du wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, l’événement est orchestré en étroite coordination avec la Fédération algérienne de cyclisme (FAC), la direction de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de la wilaya d’Alger, ainsi que la Ligue cycliste algéroise. Cette année, l’épreuve réunit un plateau exceptionnel de 20 formations représentant 15 pays, conférant une dimension internationale particulièrement prestigieuse à la capitale algérienne.
La Classique Djamaâ El-Djazair en somptueux prélude : Le sacre de Timothée Dupont
Si les grandes manœuvres routières ont débuté ce lundi, le public algérois a pu s’émerveiller dès samedi dernier avec l’organisation de la toute première Classique Djamaâ El-Djazair. Disputée en circuit fermé sur un anneau de 6,4 kilomètres à répéter 20 fois, cette course d’exhibition s’est déployée autour de la majestueuse Grande Mosquée d’Alger. Un cadre architectural unique au monde qui a offert des images télévisuelles saisissantes et permis au peloton international de prendre ses marques sous les encouragements de milliers de spectateurs.
C’est le redoutable coureur belge Timothée Dupont qui a inscrit son nom en lettres d’or en devenant le grand vainqueur de la Classique Djamaâ El-Djazair. Le sprinteur de la formation belge Tarteletto-Isorex a fait parler sa puissance et son expérience pour régler le peloton au terme d’un final haletant sous les yeux du public algérois. Ce premier coup d’éclat européen lance idéalement la semaine cycliste avant de céder la place au triptyque majeur du Grand Prix de la ville d’Alger proprement dit. Organisé du 5 au 7 octobre, ce bloc central propose un défi de taille aux coureurs avec un parcours total de 605 kilomètres.
Un parcours exigeant entre mer, histoire et modernité
Après l’explication de ce lundi entre Rouiba et Zemmouri, le peloton s’attaquera mardi à la 2e étape (134,52 km), un tracé côtier et vallonné qui reliera le quartier historique de Bab El Oued à la ville de Zéralda, en traversant les paysages de la wilaya de Tipaza. Les directeurs sportifs s’attendent à des bordures le long de la Méditerranée et à une bataille intense pour les maillots distinctifs.
La troisième et dernière étape du Grand Prix, prévue mercredi, épousera les contours de la modernité algérienne. Elle se déroulera sous la forme d’une course en circuit fermé tracé au cœur de la nouvelle ville de Sidi Abdallah (11,41 km x 10 tours). Le peloton empruntera les grands boulevards de la ville, notamment le grand boulevard périphérique reliant les nouveaux pôles résidentiels ainsi que le pôle universitaire. Un profil taillé pour les rouleurs et les finisseurs capables de maintenir une vitesse moyenne élevée.
Un plateau international relevé face à l’élite locale
La renommée de l’UCI Africa Tour a attiré un plateau particulièrement dense. Outre la sélection nationale algérienne, sept autres sélections nationales ont fait le déplacement avec de solides ambitions : Oman, la Tunisie, le Cameroun, le Bénin, l’Éthiopie, le Mali et l’Arabie saoudite.
À ces équipes nationales s’ajoutent quatre formations continentales et européennes de premier plan, de grandes habituées des routes du Tour d’Algérie :
- Les Néerlandais de la Global Cycling Team.
- Les Allemands de l’équipe Embrace The World Team.
- Les redoutables Belges de la formation Tarteletto-Isorex (emmenés par le vainqueur du jour, Timothée Dupont).
- Les Lituaniens de l’Energus Cycling Team.
Face à cette armada internationale, le cyclisme local affiche ses plus beaux arguments. La formation continentale Madar Pro Cycling Team, véritable locomotive du circuit national, mène la fronde aux côtés des clubs historiques du MC Alger, du Majd El Guerrara et du Club cycliste de Khemis Miliana. Cette confrontation de styles entre l’école européenne, les sélections africaines et les écuries locales promet une course ouverte et indécise jusqu’aux derniers hectomètres.
Le bouquet final : La Classique de la capitale
Après une journée de transition, l’apothéose de cette semaine cycliste aura lieu le vendredi 9 octobre avec la tant attendue Classique de la capitale. Cette épreuve finale se disputera en boucle urbaine fermée au cœur même d’Alger (11,2 km x 11 tours).
Le tracé, à la fois technique et spectaculaire, obligera les coureurs à escalader et dévaler les artères les plus emblématiques de la ville. Le peloton traversera le boulevard Zighoud-Youcef, l’avenue Pasteur, la place des Martyrs, avant de s’engager dans les accès sinueux menant à la Basse Casbah et d’ouvrir les gaz sur le boulevard Che-Guevara. Un écrin historique et populaire exceptionnel pour sacrer le grand vainqueur de cette 19e édition, qui confirme la place centrale d’Alger sur la carte du cyclisme continental.
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