L’équipe de France de Zinédine Zidane a concédé le match nul (1-1) face à l’Italie ce vendredi au Stade de France, pour le compte de la 3e journée de la Ligue des nations. Malgré un coup d’éclat magistral de Michael Olise, auteur de l’ouverture du score sur un coup franc splendide, les Bleus ont été rejoints par une réalisation d’Alessandro Bastoni à la suite d’une mésentente défensive. Pour ses grands débuts à domicile dans son nouveau costume de sélectionneur, Zinédine Zidane a mesuré toute l’exigence du très haut niveau international face à une Squadra Azzurra opportuniste et rigoureuse. Ce résultat laisse entrevoir de belles promesses offensives mais rappelle également les chantiers tactiques en cours, notamment après l’exclusion tardive de Dayot Upamecano.
Le retour du héros : Une communion inachevée au Stade de France
L’histoire retiendra que pour ses premières retrouvailles officielles avec le public de Saint-Denis en tant que patron technique de l’équipe de France, Zinédine Zidane a partagé les points. L’atmosphère des grands soirs enveloppait l’enceinte parisienne, portée par un peuple impatient de célébrer son idole éternelle. Les premières minutes de la rencontre ont témoigné de cette ferveur, les Bleus s’efforçant d’imposer un pressing haut et agressif pour étouffer le bloc italien et offrir un spectacle à la hauteur de l’événement.
Tactiquement, le staff tricolore n’a pas hésité à prendre des risques audacieux. La charnière centrale composée de Dayot Upamecano et du jeune Jérémy Jacquet a été fréquemment laissée en situation de duels directs face aux attaquants transalpins, signe de la volonté de Zidane d’instaurer un jeu proactif et vertical. Pourtant, cette domination territoriale initiale est restée stérile durant l’intégralité de la première période, butant sur une organisation italienne parfaitement huilée.
Pire encore, les situations les plus franches du premier acte ont été à mettre au crédit de la sélection italienne. Dès la 9e minute, Moïse Kean a profité d’un oubli défensif pour se présenter face à un but grand ouvert, obligeant Mike Maignan à réaliser une parade réflexe monumentale. Juste avant la pause, une frappe de Davide Frattesi, malencontreusement déviée par Jacquet, a fait passer un immense frisson dans les travées du stade en frôlant le montant tricolore. À la mi-temps, le constat statistique d’Opta est tombé comme un couperet : la France enchaînait un septième match consécutif sans inscrire le moindre but en première période, sa plus longue disette du genre depuis plus de quinze ans.
Michael Olise, l’artificier des chefs-d’œuvre
La lumière est une nouvelle fois venue des pieds de Michael Olise. Déjà sauveur de la patrie quelques jours plus tôt à Bruxelles face à la Belgique (1-0), l’ailier tricolore a confirmé son statut de dynamiteur officiel de l’ère Zidane. Positionné sur le flanc droit d’une attaque où Ousmane Dembélé évoluait dans un rôle de faux numéro neuf parfois difficile à appréhender, Olise a su faire basculer la rencontre au retour des vestiaires.
Après une première alerte signée Désiré Doué repoussée par Gianluigi Donnarumma, puis une frappe enroulée magnifiquement détournée par le portier adverse, le joueur français a trouvé la faille à la 55e minute. À la suite d’un décalage subtil et astucieux de Rayan Cherki sur coup franc, Olise a déclenché une frappe pure et limpide, nettoyant la lucarne opposée avec l’aide de la barre transversale. Un but d’une pureté technique absolue qui a figé Donnarumma sur sa ligne et provoqué la stupeur admirative de Zinédine Zidane sur son banc, subjugué par tant de précocité et de sang-froid.
La réplique italienne et le sursaut défensif
La joie du clan français a malheureusement été de courte durée, sabordée par une approximation évitable à la relance. Treize minutes après l’ouverture du score, une transmission mal assurée d’Adrien Rabiot a mis en difficulté Lucas Da Cunha. À l’affût, le défenseur de l’Inter, Alessandro Bastoni, a intercepté le cuir avant de s’infiltrer dans la surface pour ajuster Mike Maignan avec une lucidité d’avant-centre (1-1, 68e).
La fin de match s’est alors transformée en un combat tactique d’une rare intensité. Rabiot a bien tenté de se racheter par une lourde frappe boxée par Donnarumma, tandis que Maignan devait s’employer pour claquer une tête puissante de Moïse Kean à la 81e minute. Entré en cours de jeu, Eduardo Camavinga a fait étalage de sa superbe frappe de balle, sollicitant par deux fois le gardien transalpin dans les arrêts de jeu.
Le second carton jaune reçu par Dayot Upamecano à la 86e minute a définitivement douché les espoirs de victoire des Bleus, contraignant l’équipe à faire bloc pour sécuriser le point du match nul dans les derniers instants. Malgré ce coup d’arrêt comptable après deux succès initiaux à l’extérieur, cette équipe de France version Zidane continue d’afficher un visage séduisant et perfectible, qui donne rendez-vous dès lundi à Bruxelles pour une revanche immédiate face à la Belgique.
Lire aussi :