L’équipe nationale d’Algérie se présente à la trêve internationale de novembre affaiblie par une série de forfaits significatifs. Alors qu’elle devait rencontrer le Zimbabwe le 13 novembre, puis l’Arabie saoudite le 18 novembre, la sélection dirigée devra faire sans plusieurs de ses joueurs clés. La Fédération algérienne de football (FAF) a effectivement confirmé les absences de Luca Zidane, Ramy Bensebaini, Aïssa Tougai et Farès Chaïbi pour ces deux matchs amicaux. Ces forfaits perturbent les plans du sélectionneur, qui espérait utiliser cette fenêtre internationale pour renforcer son équipe et tester certaines combinaisons tactiques avant la reprise des compétitions officielles. D’après les informations fournies par les clubs et relayées par la presse sportive, Luca Zidane, gardien de but de Granada CF, doit se reposer en raison d’un léger problème musculaire survenu lors d’un match de championnat en Espagne. En ce qui concerne les joueurs expérimentés, Ramy Bensebaini ne rejoindra pas non plus le groupe, souffrant de douleurs lombaires persistantes depuis plusieurs semaines. Le défenseur du Borussia Dortmund a été mis au repos par précaution, d’un commun accord entre son club et la FAF. Enfin, le défenseur central Aïssa Tougai (Espérance de Tunis) et le milieu offensif Farès Chaïbi (Eintracht Francfort) sont également indisponibles : le premier en raison d’une blessure à la cheville, le second pour une lésion musculaire à la cuisse.
Des absences lourdes pour la sélection, mais des opportunités pour d’autres joueurs
Sur le plan sportif, ces forfaits représentent un véritable casse-tête pour le personnel technique. En plus de priver la sélection de plusieurs titulaires habituels, ils perturbent la continuité du travail entamé depuis plusieurs mois. Luca Zidane, qui espérait faire ses pas dans les cages algériennes, devait apporter une nouvelle concurrence au poste de gardien de but. Son indisponibilité contraint le staff à se tourner vers des options déjà expérimentées, telles qu’Anthony Mandrea ou Alexandre Oukidja, pour assurer la relève. Bien que la blessure du portier franco-algérien soit mineure, son absence retarde une intégration attendue par les supporters et suivie de près par les médias. En défense, la perte de Bensebaini fragilise la solidité défensive de l’équipe. Considérés comme un pilier du dispositif défensif algérien, grâce à son expérience du haut niveau européen.
Du côté offensif, Farès Chaïbi était attendu pour dynamiser le jeu entre les lignes. Le milieu de terrain de Francfort s’est imposé comme un élément clé du dispositif algérien depuis ses débuts en 2023, grâce à sa vision de jeu et sa capacité à faire la différence dans les trente derniers mètres. Son absence crée un vide dans la création offensive. Bien que ces forfaits représentent un frein à la continuité, ils offrent néanmoins au staff l’opportunité de tester la profondeur du groupe. Ces deux matchs amicaux, sans enjeu comptable, permettront en effet d’intégrer de nouveaux visages, d’expérimenter des schémas alternatifs et d’évaluer la relève.
Une gestion prudente avant les grandes échéances de 2026
Le calendrier chargé, associé à la densité des compétitions, rend la gestion physique des joueurs primordiale. Concernant Ramy Bensebaini, âgé de 30 ans, les douleurs lombaires observées ne justifient pas de prendre des risques inutiles, d’autant plus que son club, le Borussia Dortmund, a besoin de lui à 100 % pour les prochains matchs de Bundesliga et de Ligue des champions. Une approche similaire est adoptée pour Farès Chaïbi, dont le club a insisté pour qu’il se rétablisse complètement avant de revenir sur le terrain. En ce qui concerne Luca Zidane, ce premier rassemblement manqué n’est qu’un report : le joueur demeure dans les plans du sélectionneur, qui compte sur lui pour les prochaines échéances, dès qu’il sera rétabli. Pour sa part, Aïssa Tougai suit un programme de soins adapté à Tunis et devrait pouvoir reprendre l’entraînement d’ici la fin du mois, selon son club.
Pour le staff algérien, cette série d’indisponibilités s’inscrit dans une logique de construction à long terme. Les matchs contre le Zimbabwe et l’Arabie saoudite représentent une occasion précieuse d’élargir la base de la sélection, d’intégrer de jeunes joueurs et de tester des associations inédites. L’absence de joueurs clés permet de faire émerger d’autres talents susceptibles de s’imposer durablement. La gestion de la charge physique devient ainsi une priorité pour éviter les rechutes et préserver les joueurs majeurs avant une année 2026 cruciale. Le staff souligne que la santé des joueurs est primordiale par rapport à tout autre enjeu, rappelant que ces rencontres amicales visent avant tout à renforcer la cohésion du groupe et à travailler les automatismes.