Le monde du football africain est en émoi. Ce samedi 20 décembre, à la veille du coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Patrice Motsepe, a lâché une véritable bombe lors d’une conférence de presse à Rabat : la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) n’aura plus lieu tous les deux ans, mais bien tous les quatre ans à partir de 2028.
Un tournant historique après 70 ans de tradition
Depuis sa création en 1957 au Soudan, la CAN s’est presque toujours tenue tous les deux ans. Ce changement de périodicité aligne désormais le fleuron du football africain sur les standards de la Coupe du Monde et de l’Euro.
Selon Patrice Motsepe, cette décision radicale répond à une volonté de restructurer le football continental et d’harmoniser le calendrier africain avec le calendrier mondial. Cette réforme était d’ailleurs fortement souhaitée par la FIFA depuis plusieurs années.
Le nouveau calendrier : Ce qui change pour l’Algérie
La transition vers ce nouveau format entraîne un bouleversement immédiat de l’agenda :
- CAN 2025 (Maroc) : Maintenue du 21 décembre au 18 janvier.
- CAN 2028 : Initialement prévue en 2029 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, cette édition est avancée d’un an pour marquer le début du cycle de 4 ans.
- Éditions suivantes : Les tournois se dérouleront ensuite en 2032, 2036, 2040, et ainsi de suite.
La naissance de la Ligue des Nations d’Afrique
Pour combler les années “vides” et générer de nouveaux revenus, la CAF ne s’arrête pas là. Patrice Motsepe a annoncé la création d’une Ligue des Nations d’Afrique sur le modèle européen, dont la première édition aura lieu en 2028.
Cette nouvelle compétition promet :
- Un prize-money plus important pour les fédérations.
- Plus de ressources financières pour le développement local.
- Un niveau de compétition accru entre les meilleures nations du continent.
L’avis de Marafoot
Pour les Fennecs, cette réforme signifie que chaque titre de champion d’Afrique aura une valeur historique décuplée. L’Algérie devra désormais être prête pour ces rendez-vous quadriennaux où l’erreur ne sera plus permise. Le passage à 4 ans pourrait également faciliter la présence des stars évoluant en Europe, réduisant les tensions éternelles entre les clubs et les sélections.
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