La défense du titre de la Coupe Arabe de la FIFA 2025 s’est ouverte sur une partition fausse pour l’Algérie. Opposée au Soudan à l’Ahmad Bin Ali Stadium, la sélection nationale A’ a concédé un match nul et vierge (0-0) et, pire encore, a vu l’attaquant Adam Ounas écoper d’un carton rouge juste avant la pause. Une entrée en matière qui plonge les Fennecs de Madjid Bougherra dans une crise d’efficacité et d’identité précoce.
Une Première Période Sous le Signe de la Confusion
Si l’on devait juger cette entame de Coupe Arabe à la simple lumière des chiffres, l’Algérie aurait bouclé sa première période avec une avance symbolique. Avec une meilleure possession, plus d’occasions, quelques éclairs ici et là. Mais le ressenti, lui, racontait tout autre chose. Une équipe confuse, souvent impuissante face à l’agressivité d’un Soudan venu avec l’idée claire de faire déjouer les Verts. Et il faut l’admettre, ça a fonctionné.
Le manque de rythme flagrant, l’animation décousue et le placement hasardeux ont transformé la bouillabaisse tactique en un spectacle englué dans l’impuissance. Dans ce marasme, le seul rayon de lumière est venu du gardien soudanais, impeccable sur au moins trois situations nettes. Sans lui, l’Algérie aurait probablement ouvert la marque et changé le cours du match. Au lieu de cela, elle s’est engluée dans une première période où elle a davantage joué sur les nerfs que sur son talent.
Comme si les choses n’étaient pas suffisamment compliquées, l’équipe nationale s’est retrouvée réduite à dix juste avant de regagner les vestiaires après l’expulsion d’Adam Ounas pour un cumul d’avertissements. Une décision sévère, contestable, mais qui oblige surtout les Verts à aborder tout le second acte avec un handicap majeur.
Seconde Mi-temps : Le Doute et l’Impuissance
Les réajustements à la pause étaient indispensables, mais la seconde mi-temps n’a fait que confirmer les alarmes de la première. Logiquement, le Soudan a tenté de capitaliser sur sa supériorité numérique en avançant son bloc, assumant une pression plus haute, des duels plus durs et une intensité physique.
En face, l’Algérie n’a jamais su quel visage adopter. Fallait-il défendre et resserrer les lignes ? Fallait-il au contraire se projeter vite et jouer les contres ? Ce doute s’est naturellement reflété dans la prestation de l’ensemble du groupe. Même l’entrée en jeu d’Islam Slimani, censée apporter du poids et du relief en attaque, n’a pas vraiment pesé sur l’issue de la rencontre.
Au coup de sifflet final, il restait cette impression désagréable d’avoir passé 90 minutes à s’infliger un spectacle affligeant, loin du standing espéré.
Conséquences au Classement : L’Irak Prend les Commandes
Ce match nul place l’Algérie dans une position très inconfortable. Dans le même Groupe D, l’Irak a fait la bonne opération en s’imposant 2-1 face à Bahreïn au Stadium 974.
Le classement est désormais dominé par l’Irak (3 points), suivi par l’Algérie (1 point) et le Soudan (1 point). Le champion en titre se voit donc dans l’obligation de réagir pour le prochain match.
Le Verdict : Élever le Curseur, et Vite
Pour une équipe championne en titre, cette entrée en lice ressemble à un faux départ. La faute à Ounas ? Oui, mais pas seulement. L’expulsion a pesé, certes, mais elle n’explique pas l’absence d’idées, de maîtrise et d’inspiration d’une équipe algérienne incapable de dominer un adversaire physique, accrocheur, mais loin d’être injouable.
Alors oui, ce point arraché au forceps vaut ce qu’il vaut, mais il rappelle surtout une évidence. Pour espérer défendre son titre, l’Algérie devra très vite élever le curseur. Et pas qu’un peu. La gestion de l’infériorité numérique et la quête d’un nouvel élan offensif seront les priorités absolues de Madjid Bougherra avant la prochaine confrontation décisive.
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